jeudi 9 juillet 2009

"Témoignage" du médecin à bord du Pourquoi pas ?

Docteur Jean Charcot et le Pourquoi pas?, quatrième du nom
Marius Peytoureau)


Pourquoi Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. Il est construit à Saint-Malo sur les plans de François Gautier, sur son chantier et lancé en 1908.
Longueur 40 mètres, maître-bau 9,2 mètres, tirant d'eau 4,3 mètres, déplacement 445 tonnes, puissance 450 ch pour une vitesse de 7,5 nœuds. 34 hommes embarqués et cinq scientifiques. Pourquoi Pas ? IV naufrage le 16 septembre 1936, il n'y aura qu'un seul survivant.

Chanteclair, le bimensuel (mensuel en juillet, août, septembre) de propagande de la carnine Lefrancq (du suc musculaire de bœuf concentré) publiait, dans son numéro 106 de juillet 1912, le "témoignage" du docteur Jacques Liouville, médecin à bord du Pourquoi pas?
Celui-ci vantait l'efficacité de la carnine sur des organismes épuisés : «Elle m'a puissamment aidé à ramener à la santé, à la fin même de l'expédition (au pôle Sud), plusieurs matelots que les sueurs nocturnes, l'insomnie, l'inappétence et l'intoxication due à une alimentation de conserves, avaient mis dans un état d'assimilation vicieuse qui les rendaient incapables de recouvrer leurs forces perdues.»

mercredi 8 juillet 2009

Pêcheur de cinéma, problèmes éternels

La Terra Trema (La Terre tremble) de Luchino Visconti, Italie (1948), tourné avec les pêcheurs de Aci Trezza (Sicile).
Rentré au pays après la guerre, Toni, fils aîné d'une famille sicilienne de pêcheurs fort pauvres, a des idées qu'il a ramenées de son séjour sur le continent. Il courtise Nedda, mais les parents de la jeune fille, relativement aisés, ne veulent pas d'un homme de sa classe, la dernière. Toni, après une première révolte qui échoue, décide de devenir propriétaire de sa barque et de ses outils de travail : il hypothèque la maison de ses parents, leur seul bien, et monte une affaire indépendante des grossistes qui exploitent les autres pêcheurs. Le défi ne fait que commencer...
Dans ce deuxième long métrage de Visconti, la fibre néo-réaliste met en avant la volonté des personnages confrontés à plus fort qu'eux et à de pesantes traditions, en marge des idéologies. Cela nous vaut cette affiche magnifique et le rappel que les problèmes de la pêche ne datent pas d'aujourd'hui !

mardi 7 juillet 2009

Cap Arcona, Thielbek, Athen et Deutschland dans la plus grande tragédie maritime du monde

La plus grande catastrophe maritime mondiale est survenue le 3 mai 1945 dans la baie de Lübeck, sur la mer Baltique, et les navires concernés étaient Cap Arcona, Thielbek, Athen et Deutschland. Trois de ces navires furent bombardés et mitraillés par les chasseurs-bombardiers Hawker Typhoons de l'escadrille 263 de la Royal Air Force basée à Ahlhorn, de l'escadrille 197 basée à Celle et par ceux de l'escadrille 198 basée à Plantlünne. (source Alain Vancauwenberghe). Voir l'émission Les morts du dernier jour sur Planète Thalassa (19:55 - vendredi 10/07, jeudi 16/07, mercredi 22/07 et à 01:40 - samedi 18/07).
«Le convoi provenant du camp de Neuengamme arrive le 20 avril dans le port de Lübeck. Les détenus sont transférés dans les cales des cargos Athen (2 300) et Thielbeck (2 000). Ceux de l'Athen passent sur Cap-Arcona, un ancien paquebot, qui reçoit d’autres arrivages et finit par « héberger » 6 500 déportés gardés par 500 SS. Un quatrième navire, Deutschland, se trouve aussi dans la baie de Lübeck avec sa cargaison de détenus. Le 3 mai, Athen lève l’ancre et se dirige vers Neustadt. A 14 heures 30 une escadrille de chasseurs bombardiers de la RAF attaque les bateaux. En 30 minutes, le Thielbeck coule : seuls survivent 50 personnes. Puis c’est au tour du Deutschland. Aucun survivant. Le Cap-Arcona coule : 150 survivants. L’Athen échappe par miracle. Bilan total : 7 300 déportés disparus et 600 Allemands.


Qualifié de « roi de l’Atlantique Sud », Cap-Arcona (ci-dessus), un vapeur rapide d’une jauge de 27 571 tonneaux, était le vaisseau amiral de la flotte des transatlantiques de la HSDG (Hamburg-Südamerikanische Dampfschifffahrts-Gesellschaft) de Hambourg. Un paquebot de très grand luxe, élancé, à propulsion jumelée avec trois cheminées rouge et blanc. A l’intérieur, aucun détail n’avait été laissé au hasard : mobilier de très grande facture, suite royale, cabines victoriennes, jardin d’hiver, salle de sport, court de tennis... Un liner d’exception qui servit de décor, en 1942, à la version allemande d’un film sur le naufrage de Titanic.

Maquette de Cap Arcona (avant 1940) dans l'exposition du site commémoratif du camp de Neuengamme

Construit dans les chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg, Cap-Arcona fut lancé le 14 mai 1927. Lors de ce voyage inaugural, toutes les grandes personnalités européennes étaient à bord. Côté français, on notait la présence de Pierre Clostermann, véritable légende de l’aviation mondiale. D’une longueur de 206 mètres, d’un tonnage de 27 500 tonnes et doté de cales profondes, il était considéré comme l’un des plus beaux navires de son temps. Son nom, Cap-Arcona, provient du kap Arkona sur l’île allemande de Rügen (Mecklembourg-Poméranie occidentale). Ce vapeur servit aussi bien à des croisières de luxe qu’à l’émigration, principalement vers l’Amérique du Sud. Le 3 décembre 1928, à Rio de Janeiro, un hydravion transportant l’élite intellectuelle brésilienne et chargé d’accueillir Santos-Dumont, qui était à bord, s’échoua près du navire. Pendant douze ans, Cap-Arcona avait enchaîné les croisières fabuleuses qui faisaient sa réputation. En 1933, il était l’orgueil du IIIe Reich, battant pavillon nazi sur tous les océans. Le 25 août 1939, il fut pourtant réquisitionné pour service de guerre. Après l’invasion de la Pologne, le vapeur fut accouplé au quai dans le port de Dantzig (Gdansk), en tant que logement flottant de la Kriegsmarine.

Cap Arcona, embrasé de la proue à la poupe, peu après l'attaque, le 3 mai 1945

Quatre ans après son naufrage, le cargo Thielbek, remis à flot et réparé, reprit du service sous le nom de Reinbek (ci-dessus). En 1961, la compagnie maritime Knöhr & Burchard vendit le Reinbek, qui navigua alors sous pavillon panaméen. En 1974, il fut démonté à Split, en Yougoslavie.

Athen est un cargo allemand de 1 936 tonneaux (comme Thielbek) requisitionné par la Kriegsmarine. Dans les derniers jours de la guerre, il transborda des déportés majoritairement juifs, essentiellement de Neuengamme, sur le Cap-Arcona que les Allemands voulaient faire couler afin d'exécuter les déportés. Le Cap-Arcona surpeuplé, Athen reçut 1998 déportés avant que l'aviation britannique n'attaque le groupe de navires. Mais le bateau ayant hissé le drapeau blanc, la Royal Air Force l'épargna.
L'Union soviétique s'empara du navire comme prise de guerre et le renomma Général-Brusilow. Le 27 mai 1947, il fut offert à la Pologne et rebaptisé Warynski, qui le fit naviguer entre Gdańsk et Buenos Aires. En 1973, il fut transformé en entrepôt flottant dans la ville de Stettin sous le code NP-ZPS 8.

Deutschland IV (1923) était un transatlantique de la compagnie Hapag. Il fut coulé durant le même raid aérien que le Cap-Arcona et le Thielbek, le 3 mai 1945.
La série des Deutschland avait commençé avec l'Albert Ballin. Il fut lancé le 28 avril 1923. Il effectua sa croisière inaugurale le 27 mars 1924, de Southampton à New York. Ce bateau eut des problèmes de tremblement dus à ces vibrations, il reçu le surnom de «Cocktail Shaker». Remotorisé en 1929 avec une vitesse de croisière réduite à 19 nœuds. En 1940, il devint un navire-logement pour la Kriegsmarine à Gotenhafen. En 1945, en sept passages, il transporta 70 000 réfugiés de l'Allemagne orientale vers l'Ouest. Il devint ensuite un navire-hôpital. Le 3 mai 1945, il fut brûlé puis coulé dans la baie de Lübeck au large de Neustadt par la même attaque aérienne britannique qui coula le Cap-Arcona et le Thielbek. Ces deux navires avaient été remplis de déportés de 24 nationalités différentes (dont des Français) pour être coulés. Des milliers d'entre eux sont morts. Au moment de l'incendie, aucun n'était à bord de Deutschland et l'équipage eut le temps de fuir. En 1948, il fut déséchoué et son épave démontée.

lundi 6 juillet 2009

Le port de Marseille d'Henri Martin

Sur votre agenda


Le Port de Marseille (1906) va affoler les enchères, le 22 juillet, à La-Trinité-sur-Mer (56). L'œuvre d'Henri Martin (1860-1943) est estimée à près de 100000 euros. Le peintre avait installé son chevalet Rive-Neuve, face au quai du port surmonté de l’église Saint-Ferréol, qui apparaît entre une forêt de mâts, au-dessus d'un vapeur très rouge qui centre la toile.
Ce peintre néo-impressionniste est surtout célèbre par ses thèmes symbolistes mais il réalisera quelques toiles à sujet marin, tel ce Port de Collioure de 1927…

…ou encore cette murale (encore du port de Marseille) dans la réception de l'hôtel Terminus (devenu Grand Hôtel Mercure Château Perrache) à Lyon.

vendredi 3 juillet 2009

L'inépuisable Sandy-Hook

Chemins de fer de l'Etat et de Brighton
(affiche lithographique couleur de 103,5 x 75 cm, imprimerie L. Dufay, Paris)


Dans son incontournable Sandy-Hook, Daniel Hillion nous avait prévenu qu'il s'agissait là sans doute du plus fécond des peintres de la marine. Il précisait également qu'à cause de cela son ouvrage ne prétendait pas à être exhaustif. En voilà la confirmation avec ces trois affiches non répertoriée dans son livre.

Afrique du Nord Marseille Paris - Compagnie générale Transatlantique
(affiche lithographique couleur de 100,3 x 61,6 cm)

Société navale de l'Ouest (SNO) Lignes d'Afrique
(affiche lithographique couleur de 101,6 x 71,2 cm, imprimerie F. Champenois, Paris)


L'utilisation de la barre (et de son franchissement périlleux) dans cette affiche, sans doute un gage certain d'exotisme pour Sandy-Hook, revient dans d'autres réalisations du peintre. C'est le cas avec les deux affiches pour les Chargeurs réunis ci-dessous, tirées du livre de Daniel Hillion précité.

Sur cette affiche, l'artiste a curieusement privilégié la barre plutôt que le bateau. Il met en avant cette vague très dangereuse qui se rencontre souvent en Afrique pour symboliser les côtes du continent. (Daniel Hillion)

jeudi 2 juillet 2009

Dans le port d'Amsterdam, une copie d'Amsterdam

Nemo, le musée des sciences et des technologies, est logé dans un bâtiment en forme de cargo dessiné par Renzo Piano.
Derrière se trouve le Musée du Port à ciel ouvert (dont nous reparlerons plus tard). Devant, est accosté une réplique de Amsterdam, construite par des bénévoles et des chômeurs dans le cadre d'une formation à la charpente navale.

Amsterdam était un bateau marchand de la VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie, Compagnie des Indes hollandaises), qui disparut près de Hastings en 1749 au cours de son premier voyage. (photos Agence Adhémar)

En juin 1985 parut une histoire de Bob et Bobette de Geerts Paul intitulée Panique sur l'Amsterdam (album n°202). Cette histoire se passe sur le bateau à l'époque de la catastrophe. Parallèlement à l'édition en quadrichromie, il y a eu deux éditions spéciales de l'album destinées à récolter des fonds pour les fouilles près de Hastings. La même année, la décision fut prise de construire une réplique du bateau. Les fonds récoltés par la vente des albums de Bob et Bobette ont finalement été destinés à la construction de cette réplique.

samedi 27 juin 2009

Bateau-pompe à New York

Il est plus fréquent de voir les bateaux-pompes célébrer un événement que lutter contre un incendie. Ce cliché nous montre un bateau-pompe new-yorkais saluer les navires de l'US Navy lors de la Fleet Week New York 2006.

Photo US Navy

vendredi 26 juin 2009

Les navires-hôpitaux pour les pêcheurs

Le navire-hôpital Saint-François d'Assise dans les glaces

L'hebdomadaire A travers le monde publiait le mardi 23 décembre 1902, sous la plume de Jean de Villa, un article sur la création récente de navires-hôpitaux pour marins.

Arrivée d'un malade à bord du navire-hôpital

Une consultation à bord

Débarquement d'un malade

Transport d'un malade à l'hôpital Saint-Pierre

Dans cet hebdomadaire, on apprend nombre de choses. Ainsi, bien avant que les sociétés d'assistance laïques ou religieuses ne s'intéressent aux pêcheurs sur leurs lieux de pêche éloignés, des «industriels sans scrupules» y avaient déjà pensé et «leurs bateaux, connus en Angleterre sous le nom de Dutch Coper, croisaient sur les lieux de pêche sous prétexte de vendre aux marins des objets utiles, en réalité pour y débiter de l'alcool frelaté sous toutes ses formes et des ouvrages obscènes […] c'étaient des sortes de cabarets flottants, lieux de tous les désordres. Ces navires maudits n'existent plus aujourd'hui». Le premier coup leur fut porté par un ancien pêcheur qui, en 1880, rassembla quelques bonnes volonté pour affréter un premier bateau, l'Anti-Coper, sur lequel on vendait aux pêcheurs à prix coûtant du tabac, des vivres, des vêtements et du linge. C'est l'origine de la mission qui comptait (en 1902) vingt-cinq bâtiments qui fournirent très vite également une solide assistance médicale. Ils comprennent des Medical mission ships et des hospital vessels de plus grande taille.
En France, de nombreuses tentatives furent faites —sans suite pour cause d'amateurisme et de l'opposition farouche des "marchands d'hommes" qui voyaient dans le placement gratuit pratiqué par les associations un danger pour leur industrie –, avant que les Œuvres de mer ne fussent créées en 1895. Pour plus d'information sur les Œuvres de mer et leurs bateaux, voir notre "sister-blog" navires-hôpitaux. (documentation agence Adhémar).

jeudi 25 juin 2009

Courrier de Corse : Golo et Corte, les sister ships de Liamone

Corte, navire-jumeau, avec Golo, de Liamone de la compagnie Fraissinet, ils constituaient le service le plus rapide entre la Corse et le continent au début du XIXe siècle. (Fonds Agence Adhémar)

Golo à quai à Bastia (source scripophilie.corse)

Golo II : (le II lui a été ajouté quand il a été réquisitionné) du nom d’une rivière corse, petit paquebot de la compagnie Fraissinet, transformé en transport de troupes pendant la guerre 14-18. Construit à Newcastle en 1905. Longueur 80 mètres… 257 personnes se trouvaient à bord lorsqu’il a été torpillé non loin de Corfou par le sous-marin allemand UC22, le 22 août 1917. On rapporte que 37 « marins militaires » et un officier serbe ont péri dans son naufrage et que 4 officiers serbes ont été faits prisonniers par le sous-marin. Les rescapés ont été débarqués à Corfou.
(source: pages 14-18)

Marseille (Bouches-du-Rhône) : le paquebot Golo de la compagnie Fraissinet, amarré au quai du Port au milieu de barques de pêche, entre le ferry-boat et le pavillon flottant de la Criée aux poissons et Notre-Dame-de-la-Garde dans le lointain. Auteur : Henri Para - Date : entre 1905 et 1917 (source: Musée d'histoire de Marseille)

mercredi 24 juin 2009

Liamone, courrier de la Corse de la Cie Fraissinet


Photos : fonds Adhémar

Paquebot Liamone lancé en 1906 pour le compte de la Compagnie Marseillaise de Navigation à Vapeur (Compagnie Fraissinet). Construit en 1905 aux chantiers anglais Swan Hunter & Richardson à Newcastle, avec le Golo, et le Corte, ce sont à l'époque les paquebots les plus rapides de la Méditerranée.
Longueur = 80,04 m - Largeur = 10,52 m - Propulsion machine à triple expansion 4 cyl. - Puissance 4200 cv/Vitesse 18 nds
Réquisitionné le 16 août 1914 pour le transport du courrier à l'armée d'Orient à Corfou. Il transporte des troupes aux Dardanelles en 1915. Devenu croiseur auxiliaire, il est armé de deux canons de 65 mm et deux de 47 mm. Il se conduit héroïquement jusqu'en 1918, frôlant plusieurs fois la destruction.
Vendu en 1932 à la Compagnie aéropostale et devient Aéropostale V pour le transport de courrier entre Dakar et Natal. Renommé Air France V en 1934, courrier et chargé de la sécurité des raids transatlantiques. Il est démoli début 1937 en Allemagne.
Liamone est le nom d'un petit fleuve de corse qui donna son nom à l'un des deux départements de l'île de 1793 à 1811. L'autre était le Golo, qui donne son nom au sister-ship de Liamone. (source Charles Finidori Corsica Marittima)


mardi 23 juin 2009

La chasse à la baleine décrite par Duhamel du Monceau

A l'heure où se pose de nouveau la question de la survie des baleines, il est intéressant de noter que les Français, il y a longtemps, en furent aussi de grands pêcheurs devant l'Eternel. C'est ce dont témoigne Duhamel du Monceau* dans son Traité général des pêches et histoire des poissons publié au XVIIIe siècle.

Chasse à la baleine au XVIIIe siècle

Amarrage de la baleine le long du navire.

Intérieur du baleinier. On extrait l'huile et on la clarifie à bord.

Au XIXe siècle, ce sont de véritables usines flottantes qui accompagnent les baleiniers sur les lieux de chasse.

*Henri-Louis Duhamel du Monceau (1700-1782) fit des études scientifiques au jardin du Roy, actuel jardin des plantes, en 1724. Associé-botaniste à l’Académie des sciences en 1739, inspecteur général de la Marine en 1739, membre de l’Académie des sciences de Paris et de la Société royale de Londres, Duhamel du Monceau écrivit en 1745 un Essai sur la conservation des grains et en 1747, un Traité de la fabrique des manœuvres pour les vaisseaux ou l’art de la corderie perfectionnée. On lui doit aussi un Traité de la culture des terres (1750), un Traité général des forêts (1755-1767), un Traité des arbres fruitiers (1768) ainsi qu’un Traité général des pêches et histoire des poissons (1763-1782). Il fonda en 1765, l’Ecole des ingénieurs constructeurs de la Marine (génie maritime).

Traité général des pêches

Commencé vers 1720 par Le Masson du Parc, commissaire ordinaire de la Marine et inspecteur général des pêches, le Traité général des pêches s’inscrivait dans le monumental projet éditorial entrepris par l’Académie des sciences sous l’impulsion de Colbert puis du Régent : la Description des Arts et Métiers. Après la mort de Le Masson du Parc, survenue en 1741, le projet fut repris par Henry-Louis Duhamel du Monceau, alors inspecteur général de la Marine, qui s’attacha personnellement à cette entreprise. Aidé de ses neveux Fougeroux, Duhamel du Monceau en poursuivit la réalisation pendant une trentaine d’années, mais n’en publia qu’une petite partie (Traité général des pêches et histoire des poissons) : sa mort l’empêcha de la mener à son terme. Le Masson du Parc avait rassemblé une importante documentation iconographique destinée à accompagner tous les rapports manuscrits, et que Duhamel du Monceau recueillit et augmenta en 1767-1772. Conservée dans la famille de Duhamel du Monceau au château de Denainvillers, cette documentation fut vendue à partir de 1932.
Le don de sa collection de modèles de navires et de machines d’arsenaux au roi Louis XV en 1748 doit être considéré comme l’acte fondateur d’une collection nationale. Il reste conservateur de la Salle de Marine jusqu’à sa mort en 1782. (source Musée de la Marine)

lundi 22 juin 2009

Trois aquarelles d'Albert Sebille

Voici trois aquarelles d'Albert Sebille (nommé peintre officiel de la marine en 1907). Ces aquarelles ont fait l'objet de cartes postales éditées par le Comité National de l'Enfance.

Soleil Royal - Epoque Louis XIV

Grand Voilier, 1840 - XIXe siècle

Galère de Malte - Epoque Louis XIV

vendredi 19 juin 2009

Bateau-pompe Lieutenant Gillet

Olivier Gabriel, du site netpompiers.fr nous adresse cette photo du bateau-pompe Lieutenant Gillet du SDIS 78, prise lors de la fête du Pardon des bateliers à Conflans Ste Honorine. Merci de cette participation.

jeudi 18 juin 2009

Le cuirassé garde-côtes Henri IV (1899-1921)

Henri IV, construit à Cherbourg en 1895, armé en 1899, rayé des effectifs en 1921.
Il participe à la campagne d'Orient où il fait partie, aux Dardanelles, du groupe commandé par l'amiral Guépratte, qui comprend aussi le Jauréguiberry, battant pavillon de l'amiral, le croiseur russe Askold, et la Jeanne-d'Arc.

vendredi 12 juin 2009

Torpilleur anglais expédié sous voile

Une photographie assez curieuse d'un torpilleur naviguant sous voile (fin du XIXe siècle).
Les torpilleurs de construction anglaise commandés en 1880-1882 par plusieurs républiques d'Amérique du Sud traversèrent l'Atlantique sous voile! (source La marine de guerre moderne et son évolution de Henri Le Masson et Georges Dollé)