dimanche 8 novembre 2009

Conférence du Dr Luc Watin-Augouard

Nous vous rapellons que, dans le cadre des réunions mensuelles de l'Association des Amis des Paquebots, le docteur Watin-Augouard donnera le mardi 17 novembre 2009 à 18 heures 30 au musée de la Marine (entrée libre par la conservation, dans les jardins) une conférence ayant trait aux paquebots de la Cunard.


Il y traitera, entre autres, de trois événements récents de l'histoire de la compagnie :
- la dernière rencontre des trois Queen à Southampton en avril 2008,
- la croisière d'adieux aux îles britanniques et dernière escale à New York de Queen Elizabeth 2 en octobre 2008,
- et la croisière de Queen Mary 2 en juillet 2009.

Cette conférence sera animée par la projection de plusieurs films et suivi d'une séance de dédicace du dernier livre de Luc Watin-Augouard coécrit avec Daniel Hillion et Gilles Barnichon : Cunard, les Majestés de l'Atlantique et leurs concurrents (parution octobre 2009 aux éditions MDV)

Conférence

Dans le cadre des MARDIS DE LA MER ET DES FRANÇAIS
organisés par l’Institut Français de la Mer (IFM)
et le Centre d’Études de la Mer de l’Institut Catholique de Paris (CETMER)

PROCHAINE SOIRÉE-DÉBAT :

MARDI 17 Novembre 2009 - 17H30-19H30
GRAND AMPHI (PAUL RICOEUR)


LES POLITIQUES ET LA MER

Par Jean-Yves LE DRIAN, Président du Conseil Régional de Bretagne, Administrateur de l’IFM
et
Par Jean-Yves BESSELAT, Député, Rapporteur du Budget Mer à l’Assemblée Nationale

samedi 17 octobre 2009

Scripophilie marseillaise...


Le terme de scripophilie m'était, je l'avoue, complètement inconnu... jusqu'à ce que je découvre, au hasard de la navigation, le site http://scripophilie.marseil.free.fr/ qui traite, entre autres, de compagnies de navigation. Par le biais de reproductions d'actions de sociétés phocéennes, c'est toute une partie de l'histoire économique de la région qui est retracée. Dans notre domaine maritime, nous retrouverons bien sûr les "grandes" compagnies nationales ou méditerranéennes (Mixte, Chargeurs...) mais aussi de plus petites et donc plus facilement oubliées (Busck, Taffe, Provencale d Affrêtement & d'armement...).


D'autres domaines de l'industrie marseillaise sont à découvrir de la même façon.



G.B. Agence Adhemar

vendredi 2 octobre 2009

Mermoz, Normandie et France aux enchères

Sur votre agenda
Le samedi 10 octobre 2009
Paquebots Mermoz, Normandie et France

Maison de ventes aux enchères LECLERE
5 rue Vincent Courdouan 13006 Marseille
Tél. : 04 91 50 00 00 - Fax : 04 91 67 36 59 E-mail : contact@leclere-mdv.com
Exposition du 7 au 9 octobre de 10h à 20h

jeudi 1 octobre 2009

Forum "Mer en sécurité" des Sauveteurs en mer

Sur votre agenda

IIe Forum « Mer en sécurité »
le 10 MARS 2010 à la Cité des Sciences du Parc de La Villette à Paris

Grâce aux 3500 bénévoles qui arment nos 223 stations sur le littoral, grâce aux 1 300 nageurs-sauveteurs volontaires que nous avons formés et qui surveillent l’été 40% des plages de France, la Société Nationale de Sauvetage en Mer possède une expertise exceptionnelle du sauvetage des personnes en mer ou sur le littoral. Mais nous ne sommes pas seuls et la sécurité de tous ces « pratiquants » de la mer concerne directement ou indirectement bien des personnes, bien des secteurs : plaisanciers, sécurité civile, Marine nationale, industriels, autres… Forts de ce constat, les Sauveteurs en Mer ont décidé de croiser leurs savoirs avec ceux des autres pour améliorer cette sécurité et faire que la mer reste un plaisir et un espace de liberté. Ce fut déjà l’objet de l’organisation, le 3 mars dernier, à la Cité des Sciences (Parc de La Villette à Paris) du Ier Forum « Mer en sécurité ». Un certain nombre de sujets ont été abordés mais certain points méritent certainement d’être encore creusés, d’autres sujets n’ont pas encore été abordés ……. et ce seront peut-être les thèmes retenus pour notre forum.
Vous voulez savoir ce qui s’est dit au forum le 3 mars dernier, vous avez des suggestions à faire pour le prochain FORUM ou vous avez des questions qui vous paraissent importantes à soulever, susceptibles, à votre avis, d’améliorer la sécurité des personnes en mer ?
Rendez-vous sur le site www.merensecurite.org

mercredi 30 septembre 2009

Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique, à quai à Bordeaux en 1939


Canots au mouillage accroché au ponton du quai de Bacalan à Bordeaux, desservi par une «gondole bordelaise à vapeur»* (à gauche). Au centre, Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique. (Photo JM Brion, 1939)
Pour plus d’informations sur Massilia, cliquez sur : blog MDV Maîtres du Vent

*A Bordeaux, pour aller d'une rive à l'autre, on utilisait des bacs qui étaient à l'origine des gabares (petites embarcations à fond plat). Après la construction du premier pont et jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, des bateaux à vapeur, assuraient la traversée du fleuve. Ces bateaux que les anciens Bordelais appellent toujours les "Gondoles" servaient aussi aux promenades du dimanche qui se terminaient dans les guinguettes au bord de l'eau à Lormont (banlieue de l'agglomération).(source EN)

lundi 28 septembre 2009

Bien-Hoa dans la campagne d'Orient (1914-1917)

Bien Hoa en navire-hôpital dans la campagne d'Orient
de juin 1915 à octobre 1917
(collection agence Adhémar)

La carte ci-dessus porte un quatrain dithyrambique :
«Sur les flots agités de la Méditerranée immense
Avec rapidité, le Bien Hoa avance
La mer assaille en vain son gabarit géant
Son étrave d'acier fend le flot impuissant»

Bien Hoa - Transport-hôpital, transport de troupes (et même transport écurie) de 5445 tonnes de type Annamite (1882–1923) destiné au service d'Extrême-Orient. Construit en 1878 aux Forges et chantiers de la Méditerranée de Graville (76). Lancé en octobre 1880. Il participe aux campagnes de Madagascar et de Chine. Nommé d'après une ville d'Indochine, au nord de Saïgon.
(Source: Les navires hôpitaux français au XXe siècle de Gilles Barnichon)

mercredi 16 septembre 2009

Doukkala de la Compagnie de navigation Paquet

Paquebot Doukkala de la Compagnie de navigation Paquet (collection agence Adhémar)

Ce paquebot, comme le Chaouia, porte le nom d'une grande région du Maroc, pilier de l'agriculture. Sa capitale, El Jadida, se situe à 98 km de Casablanca.
Construit en 1900 aux chantiers Fijenoord de Rotterdam. Paquebot de 8700 tonnes de la Nederland line reliant la Hollande à l’Insulinde sous le nom de Koning Wilhelm II. Acheté par la Cie Paquet en 1912 et utilisé avec le Chaouia pour une liaison rapide vers Casablanca.
Navire-hôpital puis croiseur auxiliaire entre 1914 et 1918. (cf. Navires hôpitaux français au XXe siècle du docteur Gilles Barnichon)
Démoli à Gênes en juillet 1935.

mardi 15 septembre 2009

Chaouia de la Compagnie de navigation Paquet

Chaouia, nouveau paquebot français de la Compagnie de navigation Paquet, équipé de télégraphie sans fil. Service rapide de passagers et de poste de Marseille au Maroc en duo avec Doukkala de la même compagnie
(collection agence Adhémar)


Ce paquebot porte le nom d'une région marocaine située entre l'océan Atlantique, l'Oum er-R‘bia, le plateau des Phosphates et le Plateau central. Elle s'étend sur 10 700 kilomètres carrés. Chaouïa vient de chaoui (éleveurs de moutons), nom donné autrefois avec un certain mépris aux tribus arabo-berbères qui pratiquaient l'agriculture et le petit élevage semi-nomade.
Construit en 1896 par Koninkl. Mij. “De Schelde”, Vlissingen, Chaouia est réquisitionné comme croiseur auxiliaire et transport de troupe en 1914.
En janvier 1919, Chaouia devait sombrer dans le détroit de Messine (Sicile) après avoir heurté une mine, faisant 476 victimes.

vendredi 11 septembre 2009

Amiral Ponty des Chargeurs réunis

Amiral Ponty des Chargeurs réunis (collection agence Adhémar)

Cargo mixte de la compagnie des Chargeurs réunis construit en 1904 aux Ateliers et chantiers de la Loire à Saint-Nazaire. Sisters-ships : Amiral Latoche-Tréville, Amiral de Kersaint, Amiral Nielly, Amiral Magon, Amiral Olry.
124m de long, 15,2m de large, jauge brut 5570 tx, machine à triple expansion, 3 chaudières cylindriques, coque acier, hélice, 2 mâts, 1 cheminée.

jeudi 10 septembre 2009

Amiral Cécille, trois-mâts carrés vracquier de 1901

Amiral Cécille est un trois-mâts carrés vraquier construit en 1901 (lancement 22 janvier 1902) par les Chantiers de Normandie pour la nantaise Compagnie française de navigation et de construction navale (qui deviendra Société générale d'armement), grand pourvoyeur de voiliers à prime. il fait partie d'une série de huit (Léon Blum, Amiral Cécille, Ernest Reyer, Rancagua, Quillota, Bérengère, Madeleine, André Théodore).
Construction acier, rivée. Longueur 86m, largeur 13,35m, tirant d'eau 6,32m, jauge brute 2733 tonneaux, voilure 2600m2. Toute la série Léon Blum (proche du dernier type produit à Penhoët, dit à baignoire), représente des voiliers très larges et assez peu rapides. Les marins disaient d'eux «grosses joues, larges fesses». Ils se caractérisent par une longue dunette et un très long roof.
Après 20 années de service sur les lignes traditionnelles du Chili et de l'Australie, l'Amiral Cécille qui avait été lancé sous le nom de Duchesse d'Uzés est désarmé en 1921 à Saint-Nazaire. Un incendie se déclare dans le salon, il n'y aura rien à sauver du navire qui est dépecé en 1925.

mercredi 9 septembre 2009

Les "savants", sisters-ships des Chargeurs réunis

Une belle photo de la proue du Claude Bernard, paquebot mixte des Chargeurs réunis baptisé en 1948 aux Chantiers et ateliers de Saint-Nazaire. Vendu en 1962 à la RDA, démoli à Taïwan en 1979 (collection agence Adhémar)

A partir du Havre, la desserte de l'Amérique du Sud (via le Portugal) par la Compagnie maritime des Chargeurs réunis était assurée par la série dite des savants, à savoir Claude Bernard, Louis Lumière et Charles Tellier. Jusqu'à 1954, la compagnie a fait construire huit paquebots mixtes de type "savants" (les trois cités ci-dessus et Lavoisier, Edouard Branly, Henri Poincaré, Clément Ader et Laennec) dont six sous pavillon Chargeurs réunis et deux sous pavillon de sa filiale Compagnie de navigation Sud Atlantique (Laennec et Charles Tellier).
Caractéristiques techniques des "savants" : longueur 163 m, jauge brute 12 000 tonneaux, port en lourd 9 500 tonnes, déplacement 17 600 tonnes, propulsion deux moteurs diesel Sulzer de 10 000 Ch, vitesse 17 noeuds, 92/110 passagers en première classe et 326 passagers en seconde classe.
A partir de 1960, les "savants" qui ne sont pas repris par les Messageries maritimes (Charles Tellier, Laennec et Louis Lumière) sont revendus à la République démocratique allemande (Claude Bernard), à l'Italia Line (Edouard Branly, Henri Poincaré et Clément Ader) et à Commerciale maritime Petroli de Palerme (Laennec).

mardi 8 septembre 2009

Le match La Provence-Deutschland de 1906 à travers l'Atlantique

A travers l'Atlantique : le match La Provence-Deutschland de 1906

La Provence
de la CGT, 21 chaudières consommant 20 tonnes de charbon à l’heure. Il emporte 450 hommes d’équipage et 1500 passagers. Il traverse du Havre à New York en six jours.
Mis en service le 21 avril 1906 sur la ligne Le Havre-New York où il assure le service express en compagnie des paquebots La Lorraine et La Savoie, de dimensions plus réduites.
Au retour de son second voyage, La Provence, parti de New York, se trouva en compétition avec Deutschland qui avait passé Sandy Hook en même temps que lui. La Provence le devança de quatre heures au passage du cap Lizard, à l’entrée de la Manche, après une lutte acharnée au cours de la traversée. Certains auteurs attribue pour ça le premier ruban bleu français à La Provence.
À sa mise en service, La Provence était le plus grand et le plus rapide paquebot français mais, ses dimensions ayant été dictées par les capacités d’accueil maximales du port du Havre, son tonnage était alors très inférieur aux grands paquebots transatlantiques des concurrents étrangers. Ce handicap ne sera levé qu’avec les travaux entrepris pour la mise en service du Normandie, dans les années 1930.
La Provence fut également le premier paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique équipé de la télégraphie sans fil et c’est à son bord que fut imprimé le premier exemplaire de L’Atlantique, le journal destiné aux passagers qui sera ensuite imprimé et diffusé sur tous les paquebots transatlantiques jusqu’à l’arrêt de France en 1974.
En 1914, il est converti en croiseur auxiliaire et rebaptisé Provence II. En 1915, il est transformé en transport de troupes. Le 26 février 1916, alors qu’il transportait 1800 hommes de troupe, Provence II est torpillé au large du Cap Matapan, en Méditerranée, par le sous-marin allemand U35. Le navire sombre rapidement, faisant près de 1 000 victimes.

lundi 7 septembre 2009

Foch de la compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre

Le paquebot mixte Foch de la compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre, affecté aux lignes de la côte occidentale d'Afrique
(collection Agence Adhémar)


Foch, sister-ship de Général-Leclerc, construit aussi aux Chantiers de Penhoët à St-Nazaire. Longueur 146m, largeur 19m, 9500 tx, 18,5 nds, 630 passagers. Croisière inaugurale le 10 août 1951 de Saint-Nazaire à Marseille avec escales à Lisbonne, Alger et Ajaccio.

Foch participe au transport de troupes vers l'Algérie en fin 1959 et au rapatriement des Français de Tunisie après la Crise de Bizerte en juillet-août 1961.
En 1964, Chargeurs Réunis absorbe la compagnie Fraissinet et ses deux filiales, Fabre et Société générale de transports maritimes mais ne conserve que les cargos. Paquet, de son côté, récupère les cinq paquebots restants des lignes de l'Ouest africain et crée la Nouvelle compagnie de paquebots qui armera Foch, Général-Leclerc, Foucauld, Général-Mangin et Jean-Mermoz (qui deviendra Mermoz).

Foch au Cameroun dans les années cinquante (DR)

Foch à Abidjan en 1950 (DR)

Clin d'œil: Bal à bord en 1956 à l'occasion du gala du commandant,
après l'escale à Alger, sur la route du Congo

(merci à Matante, au centre sur la photo)

vendredi 4 septembre 2009

Le 9 janvier 1942, le naufrage du Lamoricière

Sur votre agenda

Du mercredi 16 au vendredi 25 septembre
Ouverture du lundi au vendredi de 10h à 16h
CRDP - 31 bd d'Athènes - 13 001 Marseille
Renseignements : 04-91-56-33-55 / marseille.frenchlines@wanadoo.fr

Mardi 15 septembre à 18h

Conférence d'Yves Lacoste sur le naufrage du Lamoricière, avec le témoignage d'un marin rescapé ; suivie de la présentation par Luca Laudati de l'expédition qui a découvert l'épave du paquebot en 2008. La soirée se terminera par l'ouverture de l'exposition autour d'un apéritif.
Lieu : Cinémathèque de Marseille 31bis bd d'Athènes - 13 001 Marseille

Lamoricière, navire de la CGT de 4712 tonneaux, construit en 1921. Affecté aux lignes d'Afrique du Nord et maintenu en service après juin 1940. Le paquebot Lamoricière quitte Alger le 6 janvier 1942 avec 272 passagers et 122 hommes d'équipage. Le 7, il se porte au secours du Jumièges, en perdition au large de Minorque et ce sauvetage va vite tourner à la catastrophe. Sur place, pas de trace du bateau mais une mer démontée et une pression de plus en plus difficile à maintenir dans les chaudières. Encore quelques heures et ce sera le scénario bien connu de tous les marins, l'envahissement des soutes et l'arrêt des machines, l'abandon du navire à la dérive et au gîte, l'arrivée enfin des premiers secours et les tentatives désespérées d'évacuation. Le lendemain à midi c'en est fini: Lamoricière a coulé et seuls 89 passagers pourront être rapatriés sur Marseille. A l'origine de cette tragédie qui fit environ trois cents victimes, plus encore que l'état de la mer, c'est précisément le combustible employé, un ersatz de charbon en quantité à peine suffisante et de surcroît humide. (source Francis Balestrieri, voir aussi French Lines)

Lamoricière dans la tempête au large de Minorque (Cliché DR La Provence)